25 Fév
  • Par SEVE Emploi
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SEVE dans l’ADN de l’APIJE

L’APIJE a célébré ses 30 ans en 2016, et c’est à cette occassion qu’elle a dévoilé son nouveau logo. Actualité dépassée pensez-vous ? Au contraire ! Elle souligne l’avancé prise par cette Association Intermédiaire (AI) dans son positionnement de « médiateur de l’emploi », avant même son entrée dans l’expérimentation SEVE, quelques mois plus tard…

L’APIJE est une structure d’insertion professionnelle qui propose aux entreprises, associations et collectivités de la mise à disposition de personnel dans tous les secteurs d’activité, et répond ainsi aux besoins de main d’œuvre des entreprises locales. 90 % de ses clients sont professionnels. Elle intervient également auprès des particuliers, grâce à son agrément « services à la personne ».

Bien ancrée dans son territoire, elle est localisée sur Montpellier, et sur l’Est de l’Hérault. Elle compte aujourd’hui 5 agences et 75 salariés permanents. Elle a fait travailler en 2019 849 personnes sur l’ensemble des sites. Les salariés en transition professionnelle ont réalisé près de 100 000 heures de travail, ce qui représente 62 Equivalents Temps Plein.

 

Rencontre avec Christine Bezzina, directrice de l’APIJE, et Cathy Cerdan, référente SEVE Emploi et échanges autour des apports de SEVE.

Le postulat de départ de SEVE que tout le monde est employable, c’était dans l’ADN de l’APIJE, c’était déjà écrit dans nos statuts, et après SEVE, c’est encore plus vrai, aujourd’hui. Concrètement, les résultats d’insertion sur l’AI en 2018 se sont vus. J’attends avec impatience les chiffres 2019. Et les résultats sont là ! A la fois pour les salariés en parcours parce que c’est ça, SEVE, mais aussi pour toutes les actions d’accompagnement que l’on propose, indique Christine, directrice de l’APIJE avec conviction et enthousiasme.

Elle poursuit : « Avant même l’appel à projet, on savait qu’il fallait changer nos pratiques. En même temps, on réfléchissait à notre nouvelle organisation. Chacun travaillait individuellement dans son coin, même si tout le monde entendait « il faut que les Conseillers en Insertion Professionnelle (CIP) collaborent avec les chargés de gestion, tels qu’ils étaient dénommés à l’époque. On était déjà dans cette idée quand on a fêté nos 30 ans en 2016.  Nous avons travaillé avec une agence de communication. C’est à ce moment là que nous avons pris conscience de notre rôle de médiateur de l’emploi, qui met en relation des candidats avec ses clients, porteurs d’offres. On a donc changé notre logo. Par le sourire qu’il dégage, il illustre aussi la dynamique de rapprochement, représentée par une poignée de mains ».
SEVE est tombé à point, dans un bon enchaînement, et tout s’est bien accordé en même temps ! Nous nous sommes engagés dans SEVE pour que l’AI soit identifiée comme véritable « Médiateur de l’Emploi », pour travailler ensemble de façon plus efficiente, notre objectif restant de faciliter le retour à l’emploi durable des salariés en parcours et bénéficiaires de nos actions d’accompagnement. Nous proposons depuis une offre de service RH globale et nous répondons mieux aux besoins des employeurs. Nous établissons un lien toujours plus direct avec les entreprises en les abordant différemment.

Alors, concrètement, comment s’est déroulée cette mise en œuvre et comment se traduit-elle aujourd’hui ?

Christine : « J’ai présenté l’appel à projet SEVE à toute l’équipe. Nous en avons débattu. Il était important pour moi que nous allions ensemble dans cette direction, dans ce changement. Cela a été le cas. »

Cathy : « Le gros du travail a été autour de l’organisation interne, avec un appui fort de la Direction. L’enjeu, c’était de bien diffuser les pratiques, de façon globale, qu’elles soient bien suivies, bien appliquées, qu’elles perdurent dans les agences ! On a mis en place des groupes de travail intra et inter agence, et nommé dans chacune d’elles, entre un à deux référents, qui faisaient partie du groupe des personnes en formation. On a réussi, grâce à SEVE, à faire travailler ensemble, les CIP, en charge des actions d’accompagnement, et les chargés de recrutement et relation entreprise. »

Christine : « C’est un pari gagné ! Il n’y a plus de clivage aujourd’hui. Le positionnement de chacun a changé. Lorsque nous recrutons un nouveau CIP, j’explique que nous ne travaillons plus comme avant. Quand on parle de médiation, je pense à une entreprise, que l’on connaît, et qui a fait appel à nous. Elle recherchait une femme de chambre. Et la gouvernante ne voulait pas entendre parler d’un homme à ce poste. Nous avons travaillé avec elle, les représentations, et nous avons réussi une mise à disposition d’un homme, qui était intéressé par cet emploi. Notre rôle de médiation, là on y est. J’ai aussi l’exemple d’une femme, qui a pu exercer le métier de peintre en bâtiment dans une entreprise de BTP. »

Cathy : « Nous avons expérimenté, osé, et nous continuons. Notre formatrice nous disait : « Arrêtez de vous poser des questions, de trop réfléchir, vous n’avez rien à perdre, seulement des rencontres avec des employeurs à gagner ! Nous avons passé beaucoup de temps en formation à réfléchir à la gestion du temps justement (rires). Comment va-t-on faire pour trouver du temps ? On pense que l’on va encore perdre du temps avec plus de réunions mais au final, c’est pour en gagner. C’est difficile d’y croire, au départ. La formatrice nous a bien accompagné en nous poussant à essayer toutes les formules, et en faisant des points réguliers sur nos avancées. On le réorganise, on fait les choses autrement, on est plus efficace. »

Christine : « Tout changement, au départ, est une charge supplémentaire qui se régule ensuite, se réajuste. On ne fait plus les choses de la même manière. Par exemple, les conseillers ont passé moins de temps à lever les freins, sont allés plus vers l’entreprise. Nous avons proposé un peu moins d’accompagnement individuel au profit d’actions plus collectives. Et cela fonctionne ! Nous observons que ce nouveau rythme se diffuse aussi aux salariés que nous accompagnons. En situation de travail, ils sont en mouvement, et s’attèlent eux-mêmes à résoudre certaines de leurs difficultés. Tout le monde doit être concerné, impliqué, à tous les niveaux de la chaîne. Il faut accepter de se remettre en question, de réinterroger ses pratiques. Aujourd’hui, je peux dire que le positionnement de l’APIJE en tant que médiateur de l’emploi est devenu une réalité à travers SEVE. Et nous développons ensemble des nouvelles idées, pour aller plus loin vers et dans l’emploi ! »

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