À la fin des années 1970, des travailleurs sociaux, des élus locaux, des militants syndicaux et des entrepreneurs, ont inventé une nouvelle approche pour lutter contre l’exclusion du marché du travail : l’insertion par l’activité économique.

Leur principe ?

Ce qui empêche le plus de trouver un emploi, c’est de ne pas en occuper déjà un. En effet, ne pas occuper d’emploi, c’est être souvent privé de ressources et de droits mais aussi de tout ce qui permet de développer les compétences qu’attendent les employeurs : expérience et pratique professionnelle, en contexte de travail. S’appuyant sur ce principe, ils ont décidé de remettre en situation de production les personnes sans emploi, dans le cadre d’un contrat de travail, et de les encadrer, pour leur permettre de (re)travailler et ainsi, d’apprendre en faisant, de développer leurs compétences et leur capacité d’agir au sein d’un collectif de travail.

L’insertion par l’activité économique compte aujourd’hui près de 4 000 structures qui recrutent, accompagnent et mettent en production encadrée plus de 130 000 personnes éloignées de l’emploi chaque mois.

Elles agissent principalement sur les secteurs

  • du bâtiment,
  • du nettoyage,
  • des espaces verts,
  • de la prévention et du traitement des déchets,
  • des services à la personne
  • ou encore de la restauration.

Autant de secteurs d’activité pour lesquels elles s’appuient sur l’expertise de professionnels pour encadrer les salariés en insertion. Elles complètent souvent cet encadrement par un accompagnement et des parcours de formation. Ainsi, les structures de l’insertion par l’activité économique disposent d’une expertise rare, reconnue par l’Etat, et le plus souvent les collectivités territoriales, qui les conventionnent et les financent. Cette expertise peut bénéficier aux entreprises, qui trop souvent aujourd’hui peinent à recruter, à intégrer et à fidéliser leurs collaborateurs, en particulier les TPE-PME qui ne disposent pas forcément de professionnels des ressources humaines.

En se rapprochant, les structures de l’IAE et les entreprises peuvent développer des partenariats gagnants pour les personnes éloignées de l’emploi qui accèdent enfin à l’emploi durable et pour les entreprises, qui trouvent enfin les collaborateurs dont elles ont besoin. Au-delà de cette contribution pour l’emploi, l’IAE agit pour le développement de nos territoires, par sa production économique, souvent à fort impact social et environnemental (maraîchage biologique, services aux ménages modestes etc) et par sa capacité à associer les habitants au déploiement de son activité, dans le respect des valeurs de l’Economie sociale et solidaire.